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☞ (3/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

Publié par {{ Bébé Au Pays des Rêves }} le

☞ (3/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

La « véritable éducation nouvelle » :

La méthode que mit en place Maria ne sort pas du néant, elle ne surgit pas tout à coup dans son esprit ; elle est au contraire le fruit d’exploration, de longues recherches menées sur les enfants, et de l’influence des résultats des études entamées par des précurseurs qui lui ont ouvert la voie, à l’instar de Pereira (1715-1780), Itard (1775-1838) et Seguin (1812-1880).

Ces grands pédagogues se sont consacrés uniquement aux sourds-muets et aux déficients : cela explique leur peu de notoriété. Montessori se reconnaît redevable envers ces pionniers dont elle a mené la tâche à bien : ils ont « labouré, elle a récolté les fruits » (Maria Montessori, Sa vie, son œuvre).

Son voyage aux États-Unis et l’ouverture des écoles Montessori, ou écoles montessoriennes, dans ce pays vont formidablement accroître sa notoriété dans le monde. Lors de son voyage aux États-Unis en 1915, c’est une véritable ovation qu’elle rencontre. Les plus grands personnages américains lui font un accueil extraordinaire :

Elle sera l’hôte du grand Edison. Une « association Montessori » américaine se forme sous la présidence d’Alexander Graham Bell, l’inventeur du téléphone, avec pour secrétaire générale Margaret Wilson, la fille du président des USA […] Cinq mille personnes se pressent à Carnegie Hall pour entendre sa conférence.. Dans les rues, des banderoles « Bienvenue au docteur Montessori […] ».

Ses ouvrages se vendent dans le monde entier, des écoles montessoriennes s’ouvrent en Russie, en Espagne, en Allemagne, au Japon, en Chine, etc. Elle organise des stages d’études d’une durée de 6 mois pour les éducateurs qui de 1919 à 1938 chaque année seront organisés à Londres  ; elle se rend à l’étranger pour participer à d’innombrables conférences.

Les participants de ces stages « viennent pour se documenter sur la psychologie enfantine, l’hygiène, le matériel didactique et la conduite d’une classe. Ils apprennent à se connaître eux-mêmes ; ils se développent eux-mêmes en développant les enfants ».

Pour Maria Montessori, « la véritable éducation nouvelle » :

consiste à aller tout d’abord à la découverte de l’enfant et à réaliser sa libération. C’est le problème de l’existence : il faut exister d’abord.

Vient ensuite le problème de l’aide à apporter à l’enfant, et qui doit durer aussi longtemps que l'évolution de celui-ci.

Ces deux problèmes ont une base commune : l’ambiance, qui doit réduire les obstacles au minimum. C’est elle qui offre les moyens nécessaires au développement des activités (L’Enfant, Maria Montessori).

citation de Maria Montessori

Ce qui va révolutionner les recherches de Maria est sa découverte du monde intérieur de l’enfant :

« La seule observation des enfants ne nous permet pas d'affirmer l'existence d'une autre nature, cachée, celle-là. C'est l'intuition qui nous a amenée à la création d'une école spécialisée et à inventer une nouvelle méthode d'éducation. La seule intuition n'imaginerait pas, cependant, la double nature de l'enfant (normale et déviée)... (ibidem)

Chez les enfants, elle constate, et ce manière générale, que l’écriture vient avant la lecture, souvent de plusieurs mois :

« Avec une infatigable activité, les enfants s’abandonnent à la joie d’écrire ; pendant six mois, toute leur énergie s’appliquera à écrire, non à lire. »

Vers la fin de cette période, Montessori, sans prononcer un mot, écrit au tableau : «Si vous m’aimez, venez m’embrasser », ou « Si vous savez lire, venez me voir ». Pendant plusieurs jours, rien n’arrive : les enfants s’imaginent que Montessori écrit comme eux pour s’amuser. Puis un jour, une petite fille s’approche timidement de Montessori et lui dit : « Eccomi » (me voici !) ; une autre la suit bientôt et donne le baiser demandé. Le grand secret est donc découvert ! On peut communiquer sans le moyen de la parole (L’Enfant, Maria Montessori).

Grâce aux apprentissages avec le matériel pédagogique, grâce à toutes les activités menées auparavant dans la classe où les enfants s’imprègnent à la fois de la lecture et de l’écriture au contact des lettres, à l’apprentissage des sons, et c’est en partie avec ce travail préparatoire que la lecture « surgit » chez les enfants. Ce processus n’est pas isolé, bien au contraire, il est observé dans toutes les écoles montessori, ou montessoriennes, à travers le monde !

Voici une série de vidéo qui présente les découvertes de Maria Montessori : ⬇︎⬇︎⬇︎

L’apprentissage des couleurs est également un apprentissage long et complexe chez l’enfant, Maria nous l’explique clairement :

Bien avant que l'enfant soit capable d’identifier chaque couleur, son esprit a spontanément créé la catégorie « couleur ». De même, avant de savoir compter, il y a une case « nombres » dans son esprit. Demandez à un enfant de nommer la couleur d'un objet donné. Il peut vous répondre « bleu » au lieu de « rouge », mais il ne répondra pas «six». Si vous lui demandez combien de noyaux de cerises il a sur son assiette, il peut vous répondre « six » au lieu de « quatre », mais jamais il ne dira « rose » ou « hier ». Démonstration facile, mais très significative, car elle démontre que l'esprit s'est déjà mis au travail et que, sur la base des grandes divisions, il va continuer ses découvertes, choses importantes pour l’éducateur qui saura quel chemin suivre pour aider l'intellect de l'enfant dans sa mystérieuse tâche de création (L’Enfant, Maria Montessori).

Quand on a soi-même de jeunes enfants, on comprend bien à la lecture de ce paragraphe ce qu’explique en des termes simples et clairs Maria, c’est-à-dire ces grandes distinctions qui s’opèrent peu à peu chez l’enfant durant ses plus jeunes années, au travers de ses petites erreurs, ses oublis, ses confusions, etc. Quand nos enfants arrivent à un âge plus avancé, on regrette un peu de ne pas avoir bénéficié de ces connaissances plus tôt pour faire preuve de plus tolérance, de compréhensions à l'égard de nos enfants.

Maria organise des cours internationaux à partir de 1913. De nombreuses associations et organisations caritatives lui demandent de créer des maisons d'enfants. Elle multiplie les voyages pour effectuer des conférences et organiser des stages de formation pédagogique.

Maria Montessori fut une des figures authentiques de l’éducation nouvelle en tant que mouvement international. En effet, la réforme qu’elle préconisait ne se limitait pas à un simple remplacement mécanique des méthodes anciennes par de nouvelles, présumées meilleures. Aucun terme ne rend mieux compte du processus qui l’intéressait fondamentalement que reformatio, dans son sens originel de réorganisation et renouvellement de la vie.

Maria considérait que l’éducation devait commencer lorsque les enfants sont jeunes : 

« L’éducation ne devrait plus être principalement transmission de connaissances ; il faut qu’elle s’oriente dans une nouvelle voie, qu’elle cherche à développer les potentialités humaines. À quel âge cette éducation devrait-elle commencer ? Notre réponse est que la grandeur de la personnalité humaine commence à la naissance (Montessori, 2010). »

Elle ajoute : « les savants et les psychologues ont observé des bébés âgés de trois heures à cinq jours. Leurs conclusions sont que les deux premières années de la vie sont les plus importantes ».

Après ses longues années de recherche, d’études sur l’éducation des enfants, elle constate que :

« […] l’enfant a un type d’esprit qui absorbe le savoir et, ainsi, s’instruit lui-même. L’acquisition du langage chez l’enfant – véritable exploit intellectuel – en est la preuve tangible. L’enfant de deux ans parle le langage de ses parents bien que personne ne le lui ait appris. Tous ceux qui ont étudié ce phénomène sont d’accord sur le fait qu’à une certaine période de la vie, l’enfant commence à utiliser les noms et les mots en rapport avec son environnement, et a bientôt la maîtrise de toutes les irrégularités et constructions syntaxiques qui, plus tard, se révèlent de réels obstacles pour les adultes qui étudient une langue étrangère ».

Maria Montessori définissait elle-même sa propre méthode de la sorte : « ce que j’ai fait consiste simplement à étudier l’enfant, à prendre et à exprimer ce qu’il m’a donné ; c’est cela qui s’appelle la méthode Montessori ». 

Pour bien saisir la profonde originalité des idées de Montessori, il est nécessaire de les mettre en parallèle avec la méthode mise au point par les sœurs Agazzi. Les travaux de Rosa et Carolina Agazzi constituent l’une des tentatives les plus remarquables pour faire progresser l’éducation des jeunes enfants. Leur intérêt pour nous aujourd’hui vient de ce qu’ils se sont déroulés dans le même environnement que celui où Maria Montessori a élaboré ses idées.

Portrait de Maria Montessori en couleurs

Suite au prochain épisode !


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