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☞ (4/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

Publié par {{ Bébé Au Pays des Rêves }} le

☞ (4/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

Les sœurs Agazzi :

soeurs Agazzi

Rosa Agazzi (née le 26 mars 1866 à Volongo, en Lombardie et morte le 9 janvier 1951), Carolina Agazzi (née en 1870 à Volongo,  morte en 1945), sont deux enseignantes italiennes qui ont eu un rôle précurseur dans le domaine de l'éducation de la petite enfance en Italie.

Pasquali et les sœurs Agazzi essaient de bâtir une école nouvelle pour les enfants de trois à six ans. Les traits fondamentaux de cette école sont exposés par Pasquali lui-même. À son avis, les finalités de la nouvelle salle d'asile doivent être cherchées dans certains aspects essentiels du travail en commun.

L'œuvre des sœurs Agazzi à l'école maternelle de Mompiano (1895), près de Brescia, s'insère dans le sillon tracé par Pasquali. Rosa Agazzi, qui avait souligné, au Congrès pédagogique italien de 1898, la médiocrité de l'hygiène et du projet pédagogique dans plusieurs salles d'asile italiennes se réclamant pourtant de Froebel, insiste sur l'importance du travail manuel, dont les effets vont au-delà de l'activité spécifique et de la production de l'objet, ainsi que sur la nécessité de remplacer les mots par les choses. L'exercice physique, qui se greffe sur la leçon des choses et l'organisation de la journée, jalonnée de moments rituels, doit fournir « une multitude d'occasions d'éduquer par l'apprentissage ».

Les ouvrages de Pasquali et de Rosa Agazzi sont illustrés par des photos, des planches, qui présentent à l'institutrice une méthode concrète d'action éducative. Dans l'édition de 1901 Il nuovo asilo, des photos montrent, dans le détail, les différents moments de la journée et les occasions éducatives offertes par des jeux « scéniques ». L'ouvrage de Rosa Agazzi, L'arte delle piccole rnani (L'art des petites mains), publié en 1927, contient de nombreuses illustrations, des planches en noir et blanc et en couleurs. L'objectif est aussi d'apprendre aux institutrices, comme le fera Maria Montessori plus tard, en privilégiant l'exemple concret par rapport à la théorie, à construire du matériel et à organiser des situations éducatives.

Leur pédagogie s'appuie sur la spontanéité, l'activité, la liberté, et la présentation des contenus à travers des activités ludiques.

Elles proposent à la fois une éducation sensorielle, aux couleurs, aux formes, aux matières par la manipulation des objets, une éducation intellectuelle, qui part de l'expérience et du concret, "une éducation des sentiments" : la gestion de l'agressivité, le travail en groupe... et une éducation esthétique, à travers le dessin ou la poésie.

L'apprentissage commence donc par la perception et la manipulation, pour arriver ensuite aux concepts et à une plus grande abstraction. Mais là où Maria Montessori conçoit des objets à visée éducative, les soeurs Agazzi se créent un musée du bric-à-brac, constitué de toute une série d'objets du quotidien.

Dès 1882, Rosa Agazzi et sa sœur dirigèrent un foyer d’enfants (Il nuovo asilo ) à Monpiano (Brescia), qui est considéré comme la première maison des enfants créée en Italie. Anticipant la démarche de Montessori, Rosa Agazzi s’efforça d’intensifier et de maîtriser le processus éducatif en modifiant le cadre de vie des jeunes enfants.

Montessori préconisait l’utilisation d’un matériel didactique constitué de plusieurs séries d’objets standardisés ; c’est son expérience avec les enfants mentalement déficients qui fut décisive dans sa compréhension et le développement d’un matériel bien spécifique pour l’apprentissage et l’accompagnement des enfants.

« Le matériel sensoriel peut être considéré de ce point de vue comme "une abstraction matérialisée"...Quand le petit enfant se trouve devant le matériel, il répond par un travail concentré, sérieux, qui semble extrait du meilleur de sa conscience. On dirait vraiment que les enfants sont en train d’atteindre à la plus haute conquête dont leur esprit est capable : le matériel ouvre à l’intelligence des voies sans lui inaccessibles à cet âge ». 

Rosa Agazzi préférait, quant à elle, que les enfants eux-mêmes réunissent des objets de leur choix : leur expérience de l’objet était ainsi plus complète et le processus d’abstraction ne commençait qu’après ce premier stade. Non seulement elle tenait compte des penchants et des centres d’intérêt de l’enfant, à l’instar de nombre des tenants de l’éducation nouvelle.

Montessori, s’appuyant sur ses observations scientifiques et sur l’expérience acquise lors de travaux antérieurs avec de jeunes enfants, a conçu pour eux un matériel d’apprentissage unique, dont beaucoup sont encore utilisés dans les salles de classe des écoles Montessori. Elle a surtout créé un environnement propice à la stimulation et à l’encouragement de la volonté d’apprendre des enfants.

   

Quelques critiques envers la méthode Montessori :

Des critiques se font entendre, surtout depuis la « renaissance » de la Pédagogie Montessori ces dernières années, des critiques formulées contre ces nouvelles méthodes quelque peu antisystèmes :

[…] elle ne parvint pas elle-même à mettre une seule de ces idées intégralement en pratique dans son propre travail. Ses expériences manquaient d’un cadre théorique solide et elles n’étaient ni menées ni évaluées de manière à permettre une confirmation objective. Ses descriptions n’étaient pas exemptes de subjectivité et es conclusions étaient souvent partiales ou mêmes exprimées de façon dogmatique. (http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.ibe.unesco.org%2Fpublications%2FThinkersPdf%2Fmontessf.pdf)

D’autres articles sont beaucoup plus critiques envers la Méthode Montessori, le matériel pédagogique par exemple qui demande un investissement conséquent pour équiper les classes ; la limitation des apprentissages avec du matériel limité ; des activités en groupe réduit drastiquement ; peu de pratique sportive... Nous ne listerons pas tous ces articles qui font l’éloge ou au contraire délivrent des critiques négatives envers cette pédagogie Montessori. Nous n’indiquerons que les articles qui apportent une critique vraiment constructive au débat. En définitive, une méthode reste une méthode et que certains enfants peuvent s’épanouir davantage au sein d’une méthode plutôt qu’une autre, dans un cadre ou dans un autre. N’oublions pas non plus les époques où ces pédagogues mettent en place leur méthode au 19 et 20e siècle, bien souvent contre les institutions en place : Freinet, Itard, Montessori, les sœurs Agazzi, et bien d’autres encore.  

  

Exemples de témoignages :

« Aurélie, 35 ans: "La pédagogie Montessori n'était pas faite pour mon fils" »

https://www.lexpress.fr/styles/enfant/aurelie-35-ans-la-pedagogie-montessori-n-etait-pas-faite-pour-mon-fils_1941472.html

 

« Ce que disait Célestin Freinet de Maria Montessori... »

https://www.questionsdeclasses.org/?Ce-que-disait-Celestin-Freinet-de-Maria-Montessori

 

« Freinet et/ou Montessori ? »

http://goupil.eklablog.fr/freinet-et-ou-montessori-a125365858

 

« Méthode Montessori: la fabrique du crétin libéral » :

https://www.causeur.fr/ecole-methode-montessori-celine-alvarez-143865

 

« La pédagogie Montessori est-elle vraiment bonne pour nos enfants ? »

https://paroledemamans.com/enfant-3-6-ans/education1/la-pedagogie-montessori-est-elle-vraiment-bonne-pour-nos-enfants

 

« Pédagogie Montessori : les ressorts d’un engouement qui dure »

https://theconversation.com/pedagogie-montessori-les-ressorts-dun-engouement-qui-dure-105269

 

« La « pédagogie Montessori » en France : le sens d’un succès » : Entretien Enrico Bottero – Philippe Meirieu :

https://www.meirieu.com/ACTUALITE/Montessori-en-France-bottero-meirieu.pdf

[…] « Les causes de cet ensemble de mouvements sont, évidemment, complexes et relèvent de plusieurs registres. Bien sûr, on ne peut pas négliger le fait que Maria Montessori a, effectivement, beaucoup travaillé sur des questions qui sont plus que jamais d’actualité : l’attention, la construction de la pensée, la formation de l’autonomie. Mais, plus globalement, elle a mis le doigt sur des thématiques qui, à son époque, étaient laissées dans l’ombre ou volontairement écartées et qui sont devenues aujourd’hui dominantes : elle prône l’activité individuelle et autonome de l’enfant face à des systèmes scolaires traditionnels où l’enfant était plutôt passif (au moins physiquement), engagé systématiquement dans des travaux collectifs et identiques pour tous, contraint de s’adapter au rythme imposé par la logique d’un enseignement entièrement magistral. Face à la domination du « collectif frontal », elle s’attache prioritairement à l’accompagnement de l’individu singulier. Or, ce qui était minoritaire et subversif à son époque est devenu le principe organisateur de la vie sociale dans un monde aujourd’hui marqué par la montée de l’individualisme social. Il n’est pas étonnant que maria Montessori apparaisse ainsi comme un « précurseur ». Elle propose en quelque sorte d’aligner l’école d’aujourd’hui sur la vie sociale d’aujourd’hui. Alignement évidemment pour le moins discutable ».

 

« Tout ce qu'il faut savoir sur la méthode Montessori » :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/09/01016-20170609ARTFIG00252-avec-notre-emission-education-vous-saurez-tout-sur-la-methode-montessori.php

 

Vidéo avec Marcel Rufo, « que pensez-vous de la méthode Montessori ? »

 


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