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☞ (5/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

Publié par {{ Bébé Au Pays des Rêves }} le

☞ (5/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

Les leçons tirées de ses 40 ans d’expérience avec les enfants :

« La maison des enfants » fut une école précurseure dans l’éducation alternative, présente bien avant que la méthode Montessori ne se développe et n’étende sa présence aujourd’hui dans le monde.

Dans l’ouvrage « Éducation pour un Nouveau Monde », Maria décrit avec beaucoup de détails les expériences qu’elle a menées sur l’apprentissage de la langue, de l’écriture et de la lecture des jeunes enfants. Elle relate ainsi l’utilisation de matériaux en bois sculptés représentant les lettres de l’alphabet. Les enfants les touchaient et les manipulaient à de nombreuses reprises, les tracés de ces lettres se « gravaient » dans leur esprit et facilitaient ensuite l’apprentissage de l’écriture, car ils connaissaient la forme qu’ils avaient longuement touchée auparavant.

« Il connaissait la forme de la lettre parce qu’il l’avait touchée maintes et maintes fois. Aussi l’écriture se produisit-elle soudainement, ce fut une explosion comme celle du langage. Quand le mécanisme a été formé, qu’il est mûr, la totalité du langage apparaît et non pas, comme il arrive en général dans les écoles ordinaires, d’abord une lettre puis une combinaison de deux. S’il sait une ou deux lettres, alors le reste peut venir…  (Montessori, 2010)»

livre Maria Montessori éducation pour un nouveau monde

Un élément important selon Maria est le développement des capacités motrices de l’enfant, il faut l’encourager à bouger, se déplacer, saisir des objets, car : « Le mouvement est la conclusion du développement du système nerveux, sa finalité ; sans lui il ne peut pas y avoir d’individu. Le système nerveux, avec le cerveau, les sens, les nerfs et les muscles, met l’homme en relation au monde, à la différence des autres systèmes du corps qui sont exclusivement au service du physique de l’individu et sont, de ce fait, appelés organes de la vie végétative. »

Pour le développement du cerveau, l’enfant, le bébé doit se mouvoir, évoluer dans son environnement et que celui-ci soit riche en objets et sollicitations en tout genre pour susciter l’intérêt, le mouvement. Une partie du matériel pédagogique est consacrée à ces exercices encourageant les mouvements de la main, des doigts, et autres parties du corps.

« Si nous avons un cerveau, des sens et des organes pour le mouvement, il faut que ceux-ci fonctionnent et si nous n’exerçons pas chacun d’entre eux nous ne pouvons même pas être sûrs de les comprendre. Le mouvement est la dernière chose qui complète le cycle de la pensée et c’est par l’action ou le travail que l’esprit arrive à s’élever. » (« Éducation pour un monde nouveau. »).

Il est donc primordial que l’enfant développe à la fois ses capacités physiques et intellectuelles puisque l’une ne va pas sans l’autre.

Pour l’enfant de 18 mois à 2 ans, cet âge constitue plusieurs étapes importantes dans son éducation, car c’est le moment où s’établit la coordination entre les bras et les jambes, et autour de 2 ans, c’est « l’explosion du langage » qui va le rendre véritablement humain, il commencera à exprimer ce qu’il a en lui. C’est également à partir de cet âge que l’enfant commence son initiation qui va le guider durant de nombreuses années et sera une phase décisive dans son apprentissage : l’imitation. En effet, lorsqu’on a soi-même des enfants, on constate qu’ils sont à la fois curieux de leur environnement et ils sont également très réceptifs aux activités des adultes qui les entourent, et demandeurs pour effectuer les mêmes tâches ou pour aider.

Vers 3 ans, il faut proposer aux enfants non des jeux « sans intérêt », mais des jeux qui vont développer leur « intelligence ». Avec un jouet ou un jeu présentant peu d’intérêt, l’enfant s’en lassera très vite, il l’abandonnera pour en prendre un autre, ou alors il le cassera exprès ; ces réactions sont prévisibles et compréhensibles, car elles signifient seulement que l’enfant n’a pas les jeux ou les jouets convenables entre ses mains.

Les observations de Maria Montessori et de son équipe sont riches d’enseignements, surtout lorsqu’on est parent soi-même et que nos enfants, nos bébés atteignent ces âges et que nous rencontrons quelques difficultés à leur inculquer des principes, des connaissances, ou encore la discipline. Une des observations intéressantes relatées par Maria est de laisser son enfant jouer et apprendre en toute indépendance ou l’occuper avec des activités qui vont l’intéresser, avec une consigne forte : ne pas l’interrompre ! Bien évidemment, plus facile à dire qu’à faire 😊 !

« Quand un enfant a atteint le stade où il est capable de se concentrer et de travailler sur ce qui l’intéresse, les défauts disparaissent ; le désordonné devient ordonné, l’enfant passif devient actif et le gêneur se met à aider, ce qui prouve que les défauts des enfants ne sont pas des caractéristiques réelles, mais acquises. Aussi conseillons-nous aux mères de donner aux enfants des occupations intéressantes et de ne jamais les interrompre au cours d’une activité. La gentillesse, la sévérité, les médicaments ne sont d’aucun secours. Nous ne faisons pas de sentiment sur l’enfant perturbateur ni ne le qualifions de stupide ; cela ne lui vaudrait rien de bon quand c’est d’une nourriture mentale qu’il a besoin. L’homme est par nature un être intellectuel et il a besoin d’une nourriture mentale plus même que physique. À l’inverse des animaux, il lui faut construire son propre comportement à partir des expériences de sa vie et s’il est mis sur ce chemin de vie tout ira bien. » (Extrait de: Maria Montessori. « Éducation pour un monde nouveau. »)

En tant que parent, il n’est pas aisé de comprendre que son enfant se construit, progresse et grandit en partie seul, grâce à ses propres expériences de la vie (tout comme l’adulte), il n’est pas facile de se détacher et de le laisser vivre ses propres expériences, surtout lorsqu’il/elle est si jeune.

Selon Maria Montessori, la main a un pouvoir particulier pour l’homme, donc pour le développement de l’enfant et du bébé :

« Si le langage est une des caractéristiques de l’homme, — étant l’expression de sa pensée — la marche, elle, est commune à tous les animaux. Et, bien que le « déplacement du corps dans l’espace » ait, chez l’homme, une valeur telle qu’il lui permet d’envahir la terre entière, la marche n’est pas le mouvement qui caractérise l’être intelligent.

L’organe moteur qui caractérise l’homme, c’est la main, au service de l’intelligence, pour la réalisation du travail ». (L’Enfant, Maria Montessori)

Maria insiste longuement sur la formation, l’éducation de cet organe décisif dans le développement de l’intelligence :

« Une des caractéristiques de l’homme est la liberté de sa main, la possibilité pour ses membres supérieurs de se livrer à des gestes qui ne sont plus ceux du simple déplacement dans l’espace, mais qui les transforment en organes exécutifs de l’intelligence » (ibidem).

Elle continue :

Il serait donc logique, pour juger du développement psychique de l’enfant, de considérer, dès son apparition, l’expression de son « mouvement intellectuel » : c’est-à-dire le langage et l’activité de sa main qui aspire au travail.

 

Le rythme :

[…] quand le rythme de l’enfant est lent, il y substitue le sien. Au lieu de l’aider dans ses besoins psychiques les plus essentiels, l’adulte se substitue à l’enfant dans toutes les actions que celui-ci voudrait accomplir lui-même» lui fermant toute possibilité d’activité, devenant l’obstacle le plus puissant au développement de sa vie. Les plaintes désespérées de l’enfant dit « capricieux », qui ne veut pas se laisser laver, coiffer, ni habiller, sont les explosions d’un premier drame. Cette aide inutile apportée à l’enfant est la première racine de toutes les répressions et, par cela même, des dommages les plus dangereux que l’adulte puisse lui apporter.

De prime abord, nous aidons, surtout nous pensons secourir notre enfant lorsqu’il est occupé à une tâche que nous considérons comme trop lourde ou trop difficile pour lui, pour elle. Mais en brisant l’activité de notre enfant, qui ne nous demandait rien, nous brisons dans le même temps sa tentative d’apprentissage puisqu’il ne peut pas expérimenter par lui-même les résultats, les conséquences de cette activité. Pas facile de concilier liberté de l’enfant et sentiment de sécurité ou de danger que nous éprouvons lorsque notre enfant essaie, test, une nouvelle activité dont nous percevons les dangers potentiels.

 

Importance du mouvement

Maria rapporte l’étonnement de visiteurs d’écoles Montessori :

Nous avons fréquemment entendu exprimer certains étonnements : «Voici des enfants qui travaillent seuls, chacun dans son coin et à des sujets différents. Un travail terminé, ils en choisissent tranquillement un autre. Tout ceci sans qu’apparemment on le leur ait enseigné ? » (Maria Montessori, Sa vie, son Œuvre)

En réalité, pour bien comprendre le processus en œuvre, il faut prendre en compte le fait qu’il y a deux stades très différents du système Montessori :

un stade d’introduction, au cours duquel on montre à l’enfant comment il doit utiliser un matériel nouveau ; puis un stade beaucoup plus long, beaucoup plus important, au cours duquel il utilise ce matériel. Jour après jour, semaine après semaine (par intervalles, bien sûr) il « travaille ». (Maria Montessori, Sa vie, son Œuvre)

La présence du maître ou de la maîtresse est aussi importante que le matériel éducatif, car sa présence, ses indications, ses explications permettent d’aider l’enfant dans son apprentissage.

 « C’est, en fait, la base même du développement de la personnalité. L’enfant qui se construit doit sans cesse être en mouvement. Pas seulement ces grands mouvements qui ont un but extérieur, mais aussi ceux qui sont simplement regard, pensée, raisonnement. Agir ! Agir ! il faut toujours bouger. Je vous livre là une clé qui vous dévoilera le secret du développement de l’enfant, un guide qui vous indiquera le chemin à suivre. Si vous voulez donner à l’enfant les moyens de se développer, vous devez le faire de telle manière que l’enfant puisse et doive se mouvoir. » (Maria Montessori, Sa vie, son Œuvre)

On croit à tort que le système Montessori consiste à ne présenter aux enfants qu’un matériel pédagogique sensoriel varié dans l’unique but de leur donner de nouvelles impressions, de nouvelles formes, de nouveaux sons, de nouvelles couleurs, etc. Non, l’objectif de ce matériel est d’aider l’enfant à « mettre en ordre des impressions qu’il a déjà reçues et qu’il recevra encore ».

 

Les différents stades du développement de l’enfant :

Il est important pour les parents et les éducateurs de bien connaître les stades du développement de l’enfant. En effet, le développement de l’intellect de l’enfant est différent selon son âge. Voici résumé les différents stades de développement de l’enfant d’après Maria Montessori.

Premier stade : 0-6 ans.Période de transformation qui se divise comme suit :

  1. a) 0-3 ans : l’esprit absorbant (inconscient).
  2. b) ) 3-6 ans : l’esprit absorbant (conscient).

Second stade : 6-12 ans.

Période de croissance uniforme.

Troisième stade : 12-18 ans.

Période de transformation qui se divise comme suit :

  1. a) 12-15 ans : puberté.

  2. b) 15-18 ans : adolescence.
Passé dix-huit ans, l’individu ne subit plus de transformations. Il se contente de vieillir.

 

Le premier stade

Montessori dénomme cette phase celle de l’ « esprit absorbant ». Le travail de cet « esprit absorbant » est très mystérieux. De zéro à trois ans, on a affaire à un jeune intellect en perpétuel « recevoir ». Il ne le désire pas et ne le sait pas : il s’agit d’un esprit inconscient.

C’est entre zéro et trois ans que l'intelligence de l’enfant se forme. Comme aussi d’autres facultés psychiques. « C’est par conséquent une intense période créatrice. Auparavant, rien n’existe. On part de zéro. Un miracle va s’accomplir. À partir de ce rien, l’enfant va, grâce à des potentialités secrètes, créer quelque chose »... (Maria Montessori, Sa vie, son Œuvre)

 

De l’inconscient au conscient

Dans les premières années de sa vie, l’enfant apprend de son environnement. Il accumule les connaissances, tout un ensemble de savoir, les matériaux qui lui serviront ensuite à se construire durant sa vie dite consciente.

Nous ne pouvons rien quant au processus de construction des facultés humaines. D’une manière générale, on peut dire que, pendant les trois premières années, les facultés se créent. Au cours des trois années suivantes, elles se développent ; c’est aussi une période de construction, mais consciente cette fois, les expériences de la période précédente (zéro à trois ans) étant oubliées. L’enfant peut désormais vouloir, penser, se souvenir, car la mémoire elle-même est l’une des facultés qu’il a créées ; maintenant, toutes les choses qu’il a emmagasinées inconsciemment font surface grâce au travail de ses mains. (Maria Montessori, Sa vie, son Œuvre)

L’importance du contact avec ce qui l’entoure, l’importance des mains chez l’enfant est traitée plus longuement dans ses divers ouvrages, car l’expérimentation, le toucher, fait partie du processus d’apprentissage de base.

Si, au cours de la première période (0 à 3 ans, dite inconsciente), l’enfant est en quelque sorte un « contemplatif » qui retire de son milieu ce dont il a besoin pour sa croissance, au cours de la seconde période (de trois à six ans), il continue à se construire, mais aidé cette fois par sa propre volonté (esprit conscient). Grâce à ses 3 premières années d’existence où il accumule du savoir inconsciemment, durant les 3 années suivantes, l’enfant devient conscient.

 

Le deuxième stade

Comparé à l’époque qui le précède et à celle qui le suit, le deuxième stade de développement (six à douze ans) est un temps de grande stabilité. C’est tout simplement une longue période de croissance : les caractéristiques psycho­logiques demeurent les mêmes. Le corps et l’esprit cultivent leurs forces : ainsi la maladie et la mortalité diminuent-elles au cours de ces années. Calme et sérénité : l’enfant est capable d’un intense travail mental. Si, au cours de ces années de plénitude, occasions et moyens lui sont donnés, il va accumuler une énorme provision de connaissances variées.

De dodu qu’il était, l’enfant devient plus fin et osseux. Les dents de lait tombent. Son caractère s’affirme ; il est plus conscient de ce qu’il est, ce qui se manifeste par des accès de vanité.

[…] la faculté raisonnante se renforce. Elle se fait jour au plan moral par une tendance marquée à vérifier le bien- fondé de toute action ; c’est vrai ou c’est faux. (Maria Montessori, Sa vie, son Œuvre)

 

Troisième stade : l’adolescence

La première période de cette adolescence est comparable à la première période de l’enfance (zéro à trois ans), en ceci qu’elle est une période d’intense transformation physique et mentale.

La puberté marque la fin de l’enfance.

Ce serait une grave erreur de croire que l’enfant, parce qu’il grandit, développe parallèlement en force son esprit et son corps. En fait, c’est tout le contraire. La période de la vie où la maturité physique est atteinte est une époque difficile et dangereuse à cause de la rapidité du développement et des changements qu’il entraîne dans l’organisme. D’où les rapports compliqués et complexes qu’entretiennent durant cette période adolescent et parents.


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