La livraison est GRATUITE - bon d'achat de 10% pour toute commande supérieure à 100€

☞ (6/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

Publié par {{ Bébé Au Pays des Rêves }} le

☞ (6/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

Quelques principes fondamentaux de la Méthode Montessori :

L'amour de la répétition

Cette capacité de concentration chez un enfant si jeune est-elle un phénomène nouveau ?

« Non certes, mais voilà un premier coup d’œil dans les abîmes inexplorés d’un esprit d’enfant ».

Une autre révélation non moins caractéristique va se faire jour : la tendance à répéter encore et encore le même geste. Montessori devait un jour considérer cette répétition apparemment incompréhensible d’un même exercice comme un trait essentiel de l’activité enfantine, qui semble répondre à un besoin psychique de l’enfant.

 

Le libre choix d’activités :

L’un des principes de base du système Montessori est le libre choix d’une activité, des jeux et des jouets que les enfants peuvent utiliser pour apprendre ou pour se divertir. Elle mettra même à la disposition des enfants des armoires de couleurs vives à leur hauteur pour qu’ils puissent y regarder, choisir et remettre en place l’objet, le jouet qu’il a pris précédemment.

 

maria montessori dates de naissance et mort 

 

Travail VS Jeux :

Une des expériences aux résultats surprenants fut lorsque Maria proposa aux enfants des jouets et des objets de valeur :

Quelques-unes de ses riches amies romaines lui ont donné des jouets coûteux : poupées, maisons de poupées, vaisselle et même une cuisine. Montessori met tout cela à la disposition des enfants au même titre que le matériel de travail. Or, les enfants ne choisissent jamais les jouets. Montessori, étonnée, intervient elle-même et leur montre comment s’en servir. Ils s’y intéressent un temps, puis s’éloignent : «Les jouets ne seront jamais l’objet d’un choix spontané. » Montessori en déduit (bien des adultes l’ignoreront toujours) que les enfants préfèrent le travail au jeu.

Elle bat en brèche une idée, un présupposé que beaucoup d’entre nous ont, c’est que l’enfant préfère plutôt jouer que d’apprendre ou « travailler ». Il ne s’agit pas bien entendu du travail au sens des adultes.

 

citation maria montessori aide moi à faire seul

 

Pas de sanctions

L’ouverture régulière de nouvelles écoles montessoriennes dans le monde permettent de collecter des informations importantes sur les effets de telle ou telle pédagogie sur les enfants, en particulier les effets des sanctions. Les résultats sont intéressants, ils montrent que les punitions ne sont pas efficaces.

La « méchanceté » n’est que le résultat de « déviations » dues au fait que des énergies constructives ont été mal orientées.

Les réponses aux questionnaires envoyés à plusieurs écoles montessoriennes sont éloquentes à cet égard :

« Comment punissez-vous ? » Une directrice répondra : « Le travail a sa récompense en lui-même. Les punitions sont rares. Un enfant insupportable doit être séparé de ses compagnons jusqu’à ce qu’il soit capable de bien se conduire. » Une autre : « Pour les enfants les plus jeunes, la plus haute récompense est de passer dans une section supérieure... c’est une grande punition que de se voir interdire l’utilisation du matériel et d’être obligé de rester assis et inoccupé. » (ibidem)

 

L’amour du silence

Cette expérience du silence est longuement décrite dans l’ouvrage L’Enfant de Maria, elle y relate comment un enfant de quatre mois réussit à calmer une classe entière :

J’entrai un jour en classe en tenant dans mes bras une petite enfant de quatre mois que j ’avais prise dans la cour, des mains de sa maman.

Il ne pleurait pas ; sa figure était joufflue et rose. Le silence de ce petit être me fit une grande impression et je voulus communiquer mon sentiment aux enfants : « Elle ne fait aucun bruit », dis-je ; et j’ajoutai, en plaisantant : « Aucun de vous ne saurait être aussi silencieux ». Il y eut une véritable stupéfaction chez les enfants qui me regardèrent, immobiles... « Mais comme sa respiration est délicate, continuai-je ! Personne ne pourrait respirer comme elle, sans faire de bruit... » Les enfants, surpris et immobiles, retinrent leur souffle... Il semblait que le bébé eût apporté une atmosphère de silence comme il n’en existe pas à l’ordinaire. Et cela, parce que personne ne faisait le plus petit mouvement. De là naquit le désir de retrouver ce silence ;

[…] ils s’immobilisèrent, contrôlant jusqu’à leur respiration. Et ils restèrent ainsi, dans une attitude sereine de méditation. C’est de cette façon que naquit notre exercice du silence (L’Enfant, Maria Montessori, p. 115).

Une des leçons de cette histoire est que c’est en tâtonnant, en essayant, en testant, que Maria et son équipe de professeurs purent mettre en place le matériel, les règles et le contenu des cours des écoles Montessori, bien loin des manières autoritaires, brutales et aux consignes, directives descendant d’une hiérarchie n’ayant jamais eu de contacts avec les enfants.

 

citation maria montessori

 

Des jeux comme le jeu cache-cache :

Quel adulte n’a découvert (non sans surprise) qu’il est impossible de jouer à cache-cache avec de très jeunes enfants.

Tommy va se cacher derrière un rideau, mais lorsque vous vous approchez, il glousse de bonheur et ne fait aucun effort pour vous cacher sa présence. Ensuite, il se cachera toujours au même endroit, il vous indiquera la place lorsque c’est votre tour de vous cacher et il viendra vous y découvrir au plus haut degré de l’excitation.

Ce n’est plus un jeu de cache-cache. Se cacher n’a pas d’importance. L’important c’est de trouver à sa place habituelle quelqu’un ou quelque chose qu’on ne voit pas (L’Enfant).

 

Période sensible aux bonnes manières

Pendant cette période, qui va de deux ans et demi à six ans, l’enfant n’est pas seulement intéressé par des impressions sensorielles extérieures. Ses actions corporelles fixent aussi beaucoup son attention. C’est à cet âge qu’il faudrait lui donner des leçons de courtoisie, de bonne tenue, de bonne conduite... Il apprendra aussi à marcher tranquillement, à bien se conduire en tout lieu.

 

L’occasion manquée

Pendant la croissance de l'enfant, celui-ci traverse des périodes dites sensibles. Il est inutile de tenter de rattraper l'une de ces périodes sensibles déjà passée. Donc, n’attendons pas d’un enfant de sept à huit ans qu’il s'enthousiasme à apprendre les lettres de l'alphabet en suivant leur contour en relief.

Son intérêt pour les expériences tactiles s’est évanoui. Ce même enfant n’utilisera pas les emboîtements géométriques avec autant d’attention qu’un enfant de quatre ans. On s’étonnera sans doute qu’un enfant sache reconnaître et nommer les divers polygones réguliers (pentagone, hexagone, octogone, etc.) avant de savoir compter correctement. Il reconnaît en effet sensoriellement ces figures géométriques sans pouvoir en compter les côtés ni les angles (L’Enfant).

 

La difficulté n'est pas une question d'âge

Maria Montessori et son équipe ont découvert — ou plutôt les enfants l’ont aidée à découvrir — que l'âge le plus adapté pour apprendre à écrire est entre trois ans et demi et quatre ans et demi. A trois ans et demi, l’enfant ne semble nullement intéressé à écrire. Son attention est uniquement sensoriel.

La seconde période sensible au langage est plus intellectuelle.

C’est maintenant la construction du langage qui fascine l’enfant, et il fixe son attention sur la relation des mots entre eux. En d’autres termes, l’enfant, entre sept ou neuf ans, passe par une période sensible à la grammaire. Dans l’école montessorienne, cette seconde période de sensibilité au langage se caractérise par l’utilisation d’un matériel varié et fascinant. Les « jeux » éducatifs concernent la classification des mots : suffixes, préfixes, singuliers, pluriels, genre, etc. ; d’autres permettent de classifier les mots selon leur relation ou leur fonction ; tandis qu’une troisième série, plus subtile, enseigne à analyser la phrase.

Il faut envisager pour l’enfant, dans ses diverses périodes de développement, des types successifs d’environnement qui favorisent chaque période. Il existe en Hollande des écoles Montessori qui conduisent jusqu’à l’Université.

Nous venons de voir comment chaque partie du matériel sensoriel, convenablement utilisée, concentre l’attention de l’enfant sur un attribut particulier et, par une manipulation active, l’amène à comparer des objets sous l’angle de cet attribut particulier. Ainsi, l’enfant va-t-il étudier toutes sortes de qualités ou de formes géométriques. C’est à ce stade que la directrice va nommer les qualités (ceci est court, ceci est long) en se servant du matériel sensoriel. Ces leçons ne sont données qu’après une longue utilisation par l’enfant du matériel sensoriel : elles couronnent son expérience en lui donnant une expression claire et adéquate. Une vie sensorielle variée, ordonnée, totale, est la meilleure préparation qui soit aux années qui viendront par la suite.

 

La montée spontanée

Les critiques dont nous parlions, qui craignent que l’esprit de l’enfant reste accroché au matériel, méconnais­ sent le véritable but de ce matériel qui est et sera toujours non pas d’enseigner mais d’aider au développement de l'esprit. Le danger est bien plus grand (et il existe hélas dans bien des écoles) de bousculer l’esprit de l’enfant en le forçant à faire des additions dans l’abstrait avant qu’il en ait la notion concrète. Montessori compare le jeune esprit à un avion qui doit, pour pouvoir s’envoler, rouler un instant au sol.

Dans l’école montessorienne, personne ne fait travailler les enfants. C’est là notre grande découverte.

D’autre part, on ne travaille pas pour des récompenses ou par peur des punitions. Cela n’existe pas ici.

La discipline, elle non plus, ne dépend pas de l’éducateur. S’il s’absente de sa classe un moment, la majorité des enfants sont si absorbés dans leurs travaux qu’ils ne s’en aperçoivent même pas.

 

citation maria montessori batir l'homme lui-même

 

Le mouvement :

Il est nécessaire d ’éclairer l ’importance du mouvement dans la construction psychique de l’être.

Les manifestations psychiques du tout petit enfant prouvent bien que sa croissance est active. Celle-ci est déterminée pas à pas par l’effort, par l’exercice individuel et par l’âge.

Pour être compris dans son essence, il faut considérer le mouvement à travers l’incarnation fonctionnelle de l’énergie créatrice ; c’est lui qui élève l’homme à la hauteur de son espèce, en animant l’instrument au moyen duquel agit l’ambiance extérieure, lui permettant de poursuivre son propre cycle, d’accomplir sa propre mission.

Le mouvement n’est pas seulement l’expression du MOI, il est le facteur indispensable à la construction de la conscience, parce qu’il est le seul moyen tangible qui établisse des rapports clairs entre le MOI et la réalité extérieure. Par conséquent, le mouvement est le facteur essentiel dans la construction de l’intelligence qui se nourrit et vit des connaissances prises dans l’ambiance extérieure.

Conférence "L’approche Montessori, une nouvelle perception de l’enfant" Charlotte Poussin, Éducatrice Montessori AMI et auteur de plusieurs livres de référence sur la pédagogie Montessori


Partager ce message


← Message plus ancien Message plus récent →


Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant leur publication.