La livraison est GRATUITE - bon d'achat de 10% pour toute commande supérieure à 100€

☞ (1/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

Publié par {{ Bébé Au Pays des Rêves }} le

☞ (1/7) Maria Montessori : une vie au service des enfants !

 Qui était Maria Montessori ? L’enfance de Maria : 1870-1890

Maria Montessori est née le 31 août 1870 à Chiaravalle près d'Ancône dans les Marches (Italie), elle est morte le 6 mai 1952 à Noordwijk aan Zee (Pays-Bas), est une médecin et pédagogue Italienne. Elle est mondialement connue pour la méthode pédagogique qui porte son nom, la pédagogie Montessori.

Le lieu de sa naissance, Chiaravalle, est un petit bourg, sans industrie, situé près du fleuve Esino. Les informations concernant l'enfance de Maria Montessori sont peu nombreuses et souvent contradictoires. Raison pour laquelle, les années allant de sa naissance jusqu’à ses études de médecine seront survolées dans cette partie qui retrace succinctement ces années de jeunesse (http://www.montessori-formations.fr/maria-montessori.html). 

Maria Montessori est la fille unique d'Alessandro Montessori (1832-1915)
et de Renilde Stoppani (1840-1912). Son père Alessandro vient d'une famille plutôt aisée et conservatrice. Il a suivi des études de rhétorique et d'arithmétique puis une formation militaire.

« Il s'engagea alors pour combattre contre les invasions autrichiennes, et adhéra au "Risorgimento" (1815-1870) qui avait pour objectif la libération et la réunification de l'Italie, objectif politique qui sera atteint en 1870 ».

Issu d’une famille conservatrice, il est lui-même un homme strict qui occupa dans les années 1850 un poste de comptable pour les services financiers du Vatican en Romagne, région dont il est originaire.

C’est dans le cadre de son travail qu’il rencontra sa future femme Renilde Stoppani à Chiaravalle en 1865. Fonctionnaire, il assumait les fonctions d’inspecteur des finances dans l'industrie du tabac et du sel. Renilde Stoppani, la mère de Maria, est originaire d'une famille de propriétaire terrien, elle est surtout la nièce d'Antonio Stoppani, prêtre, paléontologue et géologue italien : « il fut un vulgarisateur scientifique de première importance en Italie ».

Renilde et Alessandro se marient en 1866, Maria est la fille unique du couple, elle naît en 1870.

En 1884, Maria éprouve un très grand intérêt pour les mathématiques et la cuisine, c’est de cet intérêt que commencent les premières difficultés dans ses relations avec son père. Elle intègre ensuite une école technique pour garçons, y découvre la biologie et décide de devenir médecin.

Élève brillante, elle obtient le diplôme de l'école technique en 1886 et s'inscrit au lycée technique "Leonardo da Vinci" où elle acquiert un baccalauréat en 1890.
Les portes de l'université lui sont ouvertes. Maria souhaite alors intégrer la faculté de médecine ; Renilde, sa mère, la soutient et l'encourage, car cette voie, cette orientation pour une jeune femme est très critiquée à l'époque.

 portrait de maria montessori

 

L’université : 1890-1896

Mais face à l'hostilité de son entourage familial, elle opte pour la faculté des sciences à Rome où elle réussira une licence de sciences naturelles.
Maria est têtue et son rêve la poursuit, cette obstination finit par lui ouvrir les portes de la faculté de médecine et de chirurgie à Rome, on dit que le pape "social" Léon Xlll, ardent défenseur de la démocratie chrétienne, aurait intercédé en sa faveur. Quoi qu'il en soit Guido Baccelli :

"médecin, député puis ministre de l'instruction publique, et aussi directeur de la clinique de la faculté de Rome, bien que conscient de l'hostilité du monde universitaire à une présence féminine en ses lieux accorde son droit d'inscription à Maria" (http://www.montessori-formations.fr/maria-montessori.html).

En 1890, elle parvient à s'inscrire à l'université, en sciences naturelles, puis malgré d'immenses difficultés, en 1892, une fois sa licence obtenue, elle réussit à intégrer la faculté de médecine (normalement réservée aux hommes) et à décrocher une bourse. La discorde avec son père s'amplifie, et il décide de se désintéresser de ce qu'elle fait. De nombreuses personnes de son entourage, tant familial qu'universitaire, la critiquent et se montrent hostiles envers elle.

En 1896, elle est l'une des premières femmes en Italie à faire des études de médecine complètes qu’elle termine par un travail sur la neurologie. Elle soutient sa thèse de doctorat le 10 juillet 1896, une étude clinique sur les « hallucinations antagonistes », avec le soutien de son mentor Ezio Sciamanna (1850-1905), élève de J.M. Charcot et de Benedikt, maître en neurologie
et directeur de la clinique psychiatrique de l'université de Rome. Maria rapporte et analyse dans cette thèse des cas cliniques d'hallucinations, à contenu antagoniste, de divers types : auditifs, gustatifs, tactiles, visuels, musculaires, etc., et conclut que les causes sont à rechercher dans la vie psychique normale.

 frise chronologique de la vie de Maria Montessori

 

Début de carrière : 1896-1898

Elle travaille ensuite pendant deux ans comme assistante à la clinique psychiatrique de l’Université de Rome, où elle est notamment chargée d’étudier le comportement d’un groupe de jeunes retardés mentaux. C'est là qu'elle découvre que ces enfants n'ont aucun jeu à leur disposition, alors qu'ils ont besoin d'actions pour progresser et ont besoin de leurs mains pour développer leur intelligence. Maria explique très bien dans son ouvrage L'Enfant, l'importance des mains dans l'éducation physique et intellectuelle des enfants, nous y reviendrons plus tard.

Le temps passé avec ces enfants lui permet de constater que leur besoin et leur désir de jouer sont intacts, ce qui l’amène à envisager les moyens de les aider, et surtout de les éduquer. C’est à cette époque qu’elle découvre les œuvres des médecins français Bourneville, Itard, Séguin et celle de Pereira, Espagnol qui a vécu à Paris et connu Rousseau et Diderot. Elle prend un intérêt tout particulier aux études d’Itard — qui a tenté de civiliser l’enfant sauvage trouvé dans les forêts de l’Aveyron en stimulant et en développant ses sens — et d’Édouard Séguin, élève d’Itard. Dans l’ensemble, elle est restée discrète sur les sources de son inspiration, mais dans ses écrits elle décrit de façon approfondie ses efforts pour concilier ses thèses avec celles de Séguin, notamment celles qui sont exposées dans son livre Idiocy and its treatment by the physiological method [L’idiotie et son traitement par la méthode physiologique], livre publié après qu’il eut émigré aux États-Unis et dans lequel il décrit sa méthode pour la seconde fois.

En 1897, Maria Montessori obtient un poste dans la clinique psychiatrique de l’Université de Rome et côtoie des enfants et des adultes malades mentaux, internés dans des salles communes sans aucune activité. Cette situation déclenchera ses réflexions sur l’enfant, soutenant que les solutions ne sont pas nécessairement médicales et chimiques, mais plutôt éducatives. Au Congrès Pédagogique de Turin, en 1898, elle déclare :

« les enfants déficients ne sont pas des hors la loi, ils ont des droits. Ils ont droit à tous les bienfaits de l’instruction. Nous devons permettre à ces malheureux de se réintégrer dans la société, de conquérir leur place et leur indépendance dans un monde civilisé retrouvant ainsi leur dignité d’être Humain. »

C’est en 1899 que Maria a un déclic : elle fait l’expérience de sa vie, celle qui va déterminer sa démarche pour le reste de son parcours et de sa vie… En effet, c’est cette année-là que la jeune doctoresse a créé une école d’orthophrénie (du grec ortho : droit et phrénie : mental) pour les jeunes filles déficientes mentales. Elle ne peut supporter de les voir « parquées » dans des salles sans activité ni objet autour d’elles.

Inspirée par l’expérience qu’elle avait acquise à la clinique Psychiatrique de l'Université de Rome au contact des enfants qu’elle avait vus jouer sur le plancher avec des morceaux de pain faute de jouets, et par les exercices mis au point par Séguin pour affiner les fonctions sensorielles, notamment une carte du monde, Maria Montessori décida de se consacrer aux problèmes pédagogiques. En 1900, elle travailla à la Scuola Magistrale Ortofrenica, institut chargé de la formation des éducateurs des écoles pour enfants handicapés et arriérés mentaux. Après avoir étudié la pédagogie, elle s’occupa de la "modernisation" d’un quartier pauvre de Rome, San Lorenzo, il s'agissait plutôt de prendre en charge l’éducation des enfants laissés pour compte et qui trainaient dans le quartier, cette "modernisation" avait pour but d'éviter qu'ils ne détruisent, qu'ils ne détériorent pas les bâtiments du quartier. Pour répondre à leurs besoins, elle fonda une maison des enfants (Casa dei bambini) où ils pouvaient apprendre à connaître le monde et développer leur aptitude à organiser leur propre existence.

Au fur et à mesure de son travail avec ces enfants, elle se rend compte qu’ils sont capables d’apprendre. Elle commence à développer un matériel spécifique pour ses élèves. Au grand étonnement des spécialistes de l’époque, ces enfants apprennent même à lire dès l'âge de 4 ans, alors qu’on les en croyait incapables :

« Maria décide donc de les inscrire au Certificat d’Etudes. Le jour de l’examen, aucune faveur n’est accordée aux enfants, qui sont pointés du doigt et moqués. A la stupeur générale, les élèves de Maria Montessori réussissent leur examen, avec en moyenne de meilleurs résultats que les enfants « normaux ». Un des enseignants ayant accompagné sa classe se serait dirigé vers Maria et lui aurait demandé comment elle avait fait pour réussir. Les témoignages disent qu’elle aurait répondu : « Et vous, comment avez-vous fait pour ne pas réussir ? ».

Vidéo très intéressante d'une doctorante, Solange Denervaud, dont la thèse s'intitule "Evaluer l'impact de la méthode Montessori sur le développement cérébral des enfants de 5 à 12 ans" : ⬇︎⬇︎⬇︎

 

 Vous trouverez dans notre boutique des articles tirés de la Méthode Montessori, mais aussi des veilleuses et des peluches, pour que vos enfants dorment bien et s'amusent en toute sécurité.

 


 

Sources :

Livres :

1 - Maria Montessori : « Éducation pour un monde nouveau », « Desclée de Brouwer, 2010 » : « Titre original : Education for a new world ».

2 – Maria Montessori : L’enfant, Desclée de Brouwer, 1936, nouvelle édition 2016.

 

Sites internet

http://montessori74.free.fr/biographie.htm

https://www.montessori-france.asso.fr/page/167406-maria-montessori-et-sa-vision-de-l-enfant

http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.ibe.unesco.org%2Fpublications%2FThinkersPdf%2Fmontessf.pdf

https://www.association-montessori.lu/maria-montessori/biographie/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Montessori

http://blog.montessori.fr/maria-montessori/

https://www.association-montessori.lu/maria-montessori/biographie/

 

Pour lire l’expérience et le développement d’école alternative en Chine :

https://www.books.fr/ces-parents-qui-changent-lecole-chinoise-2/

 

Livres biographie sur Maria Montessori :

https://www.amazon.fr/Maria-Montessori-vie-son-oeuvre/dp/2220061809

https://www.amazon.fr/Maria-Montessori-Biography-Rita-Kramer/dp/0201092271/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=maria+montessori+biography&qid=1559205411&s=gateway&sr=8-1

  

Podcast :

Maria Montessori (1870-1952) - Le mystère de l’enfant

https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/maria-montessori-1870-1952-le-mystere-de-lenfant

 

Maria Montessori : "L'enfant est un roi en marche vers l'aurore":

https://www.franceculture.fr/societe/maria-montessori-lenfant-est-un-roi-en-marche-vers-laurore

  

Powerpoint :

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjLqfbD5PLiAhWnBGMBHZqSDKwQFjAAegQIABAC&url=http%3A%2F%2Fwww.ac-grenoble.fr%2Fais74%2FIMG%2Fpptx%2FLa_pedagogie_Montessori_est-elle_adaptee_aux_enfants_avec.pptx&usg=AOvVaw0-g4jfLsH1y5cMmq36YswZ

 

Film :

"Maria Montessori : Une vie au service des enfants", 2007.

Partager ce message


← Message plus ancien Message plus récent →


Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant leur publication.